Messes des jours en semaine T. O. :  INTRODUCTION

 

 

 

1 P 5,13s: La communauté qui est à Babylone, élue de Dieu comme vous, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. Exprimez votre amour mutuel en échangeant le baiser de paix. Paix à vous tus, qui êtes dans le Christ. 

                                                                   

                                        INTRODUCTION AUX COMMENTAIRES DES JOURS EN SEMAINE DU T. O.

               Cette introduction essaye de justifier la partie centrale « Pour l’homélie » de ces commentaires.

            Les données rassemblées concernent principalement, pour ne pas dire exclusivement, les évangiles. Or, le long des 34 semaines du Temps Ordinaire, les évangiles sont toujours les mêmes, tandis que la série des premières lectures avec les psaumes qui les accompagnent est double : l’une pour les années « paires » (celles dont la Pâque tombe en année paire : 2008, 2010, etc.) et une autre pour les années « impaires » (elles dont la Pâque tombe en année impaire : 2009, 2011, etc.).

            Même si les données pour les commentaires évangéliques seront toujours les mêmes, car il n’y a pas de différence pour eux entre année paire ou impaire, par contre en ce qui concerne la réponse du psaume il fallait tenir compte du texte à proclamer, donc aussi de la réponse à chanter, qui n’est pas la même d’une année pour l’autre. [Au moment de rédiger cette introduction il n’y a que la série « Année Impaire » qui est complète. Je n’ai pas encore dans ma tête comment je vais faire pour les « Années Paires »].

            Or la série des lectures évangéliques (toujours en « lecture semi continue ») est distribuée de la façon suivante : l’évangile de Marc remplit les semaines de la Première à la Neuvième, inclusivement. L’évangile de Matthieu nous accompagne pendant les semaines qui vont de la Dixième à la Vingt-et-unième. Enfin l’évangile de Luc est proclamé pendant les semaines qui vont de la Vingt-deuxième à la Trente-quatrième.

            Les données recueillies pour inspirer les commentaires de Marc, je les ai pris des notes de la TOB Nouveau Testament, Édition Intégrale (1972). Parfois complétées par des commentaires tirés du livre « Comment Lire un Évangile. Marc », de Michel QUESNEL.

            Pour les données concernant les commentaires à l’évangile de Matthieu, je me suis servi, d’abord et principalement, du commentaire de Pierre BONNARD, Ed. Labor et Fides.

            Pour les commentaires de l’évangile de Luc, je me suis servi, d’une manière semblable à celle de Marc, d’abord des notes de la TOB Nouveau Testament, complétées par des extraits du commentaire de L’Eplattanier, Desclée de Brouwer, « Lire l’Évangile de Luc ».

            En ce qui concerne l’ « Introduction », le « Passage au rite », et « Pour le Notre Père », vous êtes priés de vous rentre à l’Introduction Générale de ce travail.

 


                                                             QUELQUES DONNÉES SUR L’ÉVANGILE DE MARC

            Même si je reconnais qu’il aurait fallu placer ces quelques données au début de la première semaine du T. O., je vous supplie de bien vouloir les accepter avant que le cycle de lectures de ne finisse.

            L’auteur. Dès les environs de l’an 150, Papias, évêque de Hiérapolis, atteste l’attribution du deuxième évangile à Marc. Le livre aurait été composé à Rome, selon saint Irénée (IIe s.) après la mort de Pierre ; selon Clément d’Alexandrie (IIe-IIIe s.) du vivant de Pierre.

            Quant à Marc, on l’identifie à Jean-Marc, originaire de Jérusalem (Ac 12,12), compagnon de Paul et Barnabé (Ac 12,25 ; 13,5.13 ; 15,37-39 ; Col 4,10), puis de Pierre à « Babylone », c’est-à-dire probablement à Rome, d’après 1P 5,13.

            L’origine romaine du livre, après la persécution de Néron en 64, est assez communément admise ; destiné à des chrétiens d’origine non-juive, hors de Palestine par le souci d’expliquer les coutumes juives (7,3-4 ; 14,12 ; 15,42) ; de traduire les mots araméens (5,41 ; 7,11 ; 7,34 ; 9,43 ; 15,22) ; de souligner la portée de l’Évangile pour les païens (7,27 ; 10,12 ; 11,17 ; 13,10).

            L’insistance sur la nécessité de suivre Jésus en portant sa croix pouvait être d’une particulière actualité dans une communauté persécutée par Néron. Puisque la ruine du Temple est annoncée seulement, sans aucune allusion nette à la manière dont les événements se sont produits en 70 (à la différence de Mt 22,7 et de Lc 21,20), rien n’empêche de dater la composition du deuxième évangile entre 65 (après la persécution de Néron) et 70 (date de la destruction du Temple).
                                                                                                                                                                     (Extraits de TOB/NT, p. 128)

 

            Cet écrit constitue un genre littéraire qui n’a guère d’équivalent dans la littérature. Et il semble bien que ce soit Marc qui l’ait inauguré.

            Avant son livre, on a connu ce qu’on appelle des recueils de Logia, c’est-à-dire de paroles de Jésus. De bonne heure ont circulé, sans doute, des récits présentant des événements particuliers de la vie de Jésus. Dans le monde grec d’alors, on aimait ces collections d’histoires miraculeuses arrivées à « des hommes divins ». Très tôt, a dû se fixer un récit de la passion de Jésus.

            L’originalité du livre de Mc est qu’il ne retient pas seulement l’un ou l’autre de ces éléments, mais qu’il les ordonne et en montre la cohérence, en les présentant dans un cadre géographique simple. « Suivant la conviction de Marc, l’importance de Jésus ne tient pas seulement à sa doctrine, ni seulement à ses actes, ni seulement à sa Passion, mais à l’ensemble que constituent son enseignement, son action, sa mort et sa résurrection » (BLINZLER). Mc ne fait pas œuvre d’historien –bien qu’il s’appuie sur de l’historique– soucieux de restituer avant tout le plus exactement possible ce qui s’est passé ou dit. Il fait œuvre de théologien soucieux de pastorale : il écrit un livre pour répondre aux besoins des chrétiens de son temps. Ce ne sont pas, par exemple, les miracles de Jésus qui l’intéressent, que de découvrir comment cette action du Christ manifestée dans ses miracles continue d’atteindre les chrétiens aujourd’hui.
                                                                                                                 (Fiches SERVICE BIBLIQUE ÉVANGILE ET VIE, NT/XII, 12)